Arthur Fery est un joueur de tennis professionnel franco-britannique né le 12 juillet 2002 à Sèvres, en France. Élevé à Wimbledon, il représente la Grande-Bretagne sur le circuit international. En 2026, il s’est révélé au grand public grâce à une spectaculaire demi-finale à Wimbledon, avant d’atteindre sa première finale sur le circuit ATP à Winston-Salem. Début septembre 2026, il occupe la 33e place mondiale et le rang de numéro un britannique.
Droitier doté d’un revers à deux mains, Arthur Fery se distingue par sa vitesse, son anticipation, sa qualité de retour et son intelligence tactique. Son itinéraire est également particulier : avant de s’installer durablement sur le circuit professionnel, il a étudié et joué au tennis universitaire à Stanford, aux États-Unis.
Bref
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom complet | Arthur Fery |
| Date de naissance | 12 juillet 2002 |
| Âge | 24 ans en septembre 2026 |
| Lieu de naissance | Sèvres, France |
| Nationalité sportive | Britannique |
| Taille | Environ 1,75 m selon l’ATP |
| Jeu | Droitier, revers à deux mains |
| Entraîneur | Benoit Foucher |
| Surface favorite | Dur |
| Coup préféré | Coup droit |
| Classement ATP | 33e mondial au 2 septembre 2026 |
| Meilleur résultat en Grand Chelem | Demi-finale à Wimbledon 2026 |
Qui est Arthur Fery ?
Arthur Fery est né en France, mais il a grandi à Londres, à proximité immédiate du All England Club, où se déroule chaque année le tournoi de Wimbledon. Cette proximité avec l’un des lieux les plus célèbres du tennis mondial a naturellement accompagné son enfance.
Il commence à jouer au tennis vers l’âge de cinq ans. Sa progression lui permet rapidement d’intégrer les compétitions britanniques puis internationales. Bien qu’il conserve des liens familiaux et culturels forts avec la France, il choisit de représenter la Grande-Bretagne.
Cette double identité explique pourquoi son nom est parfois associé aussi bien au tennis français qu’au tennis britannique. Sur les profils officiels de l’ATP, de Wimbledon et de la Lawn Tennis Association, il apparaît cependant sous le drapeau britannique.
Les origines et la famille d’Arthur Fery
Le sport occupe une place importante dans la famille Fery. Sa mère, Olivia Fery, née Gravereaux, a elle-même évolué sur le circuit professionnel. Elle a atteint approximativement le top 200 mondial et remporté des titres sur le circuit ITF. Son expérience lui a permis de comprendre très tôt les exigences techniques et psychologiques du tennis de haut niveau.
Son père, Loïc Fery, est un homme d’affaires français connu dans le monde de la finance et du football. Il est notamment associé depuis de nombreuses années à la direction du FC Lorient.
Arthur Fery a expliqué que ses parents l’avaient aidé à trouver un équilibre entre le sport, les études et la vie personnelle. Cette volonté de ne pas tout sacrifier à une carrière précoce a largement influencé son choix de poursuivre des études supérieures aux États-Unis.
Une brillante carrière junior
Avant de se faire connaître chez les professionnels, Arthur Fery figurait parmi les meilleurs juniors de sa génération. Il a atteint la 12e place du classement mondial junior en 2020.
Ses principaux résultats chez les jeunes comprennent notamment :
- une demi-finale du double garçons à Wimbledon en 2019 ;
- un troisième tour en simple garçons à Wimbledon ;
- une demi-finale du double garçons à l’Open d’Australie 2020 ;
- plusieurs titres juniors internationaux ;
- une participation aux championnats d’Europe avec la Grande-Bretagne.
Ces performances ont confirmé son potentiel, sans pour autant le pousser à rejoindre immédiatement le circuit professionnel à plein temps.
Le passage par Stanford, une étape déterminante
Arthur Fery rejoint l’université Stanford, en Californie, où il étudie les sciences, la technologie et la société. Dans le même temps, il évolue au sein de la prestigieuse équipe universitaire de tennis.
Son passage à Stanford lui permet de progresser physiquement et tactiquement tout en affrontant régulièrement certains des meilleurs joueurs universitaires américains. Il devient le premier joueur de Stanford depuis Bob Bryan à atteindre la première place nationale en simple.
Son palmarès universitaire comprend :
- deux sélections All-American, en 2022 et 2023 ;
- le titre de joueur de l’année de la Pac-12 en simple en 2023 ;
- deux quarts de finale au championnat NCAA en simple ;
- un bilan universitaire de 58 victoires pour 16 défaites en simple ;
- plusieurs distinctions académiques.
Ce parcours montre qu’Arthur Fery ne s’est pas uniquement construit à travers les tournois juniors. Le tennis universitaire lui a offert des matchs exigeants, un encadrement structuré et du temps pour développer son jeu avant de se consacrer davantage au circuit ATP.
Les débuts d’Arthur Fery chez les professionnels
La LTA indique qu’Arthur Fery est professionnel depuis 2019, même si sa transition vers une carrière à plein temps s’est effectuée progressivement.
En 2022, il remporte son premier titre professionnel en simple au tournoi ITF M25 de Nottingham, en battant Daniel Cox en finale. Il ajoute ensuite plusieurs trophées sur le circuit ITF.
L’année 2023 représente une première avancée importante. Il obtient sa première victoire dans un tableau principal de Challenger à Nottingham contre l’ancien 21e mondial Steve Johnson. Quelques semaines plus tard, il reçoit une invitation pour Wimbledon et affronte Daniil Medvedev au premier tour.
En octobre 2023, il atteint sa première finale en simple sur le circuit Challenger à Mouilleron-le-Captif. Il y bat notamment David Goffin, alors membre du top 100, avant de s’incliner en finale contre Tomáš Macháč.
La progression de 2025
Après une période marquée par des résultats irréguliers et des problèmes physiques, Arthur Fery franchit un nouveau cap en 2025.
À Wimbledon, il bat Alexei Popyrin, tête de série numéro 20, pour obtenir sa première victoire dans le tableau principal d’un tournoi du Grand Chelem. Il remporte ensuite son premier titre Challenger en simple à Barranquilla.
En septembre, il fait ses débuts avec l’équipe britannique de Coupe Davis contre la Pologne. Pour son premier match, il domine Olaf Pieczkowski en deux sets, 6-4, 6-2. Cette victoire renforce sa place parmi les joueurs suivis par la fédération britannique.
Wimbledon 2026 : le tournoi qui change sa carrière
L’année 2026 transforme la dimension de la carrière d’Arthur Fery. Dès janvier, il se qualifie pour l’Open d’Australie sans perdre un set, puis élimine Flavio Cobolli, tête de série numéro 20, au premier tour. Il découvre également un tableau principal de Masters 1000 à Miami.
Mais sa véritable explosion intervient à Wimbledon. Invité dans le tableau alors qu’il est classé 114e mondial, Arthur Fery enchaîne cinq victoires contre Damir Džumhur, Otto Virtanen, Zizou Bergs, Grigor Dimitrov et Flavio Cobolli.
Ses matchs en cinq sets contre Bergs et Dimitrov mettent en évidence sa résistance mentale. En quart de finale, il livre une prestation particulièrement maîtrisée pour battre Cobolli 6-4, 7-6, 6-0.
Son parcours s’arrête en demi-finale face à Alexander Zverev, vainqueur 7-6, 6-2, 6-4. Fery devient néanmoins le premier Britannique invité à atteindre les demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem. Il est aussi l’un des très rares bénéficiaires d’une wild card à parvenir dans le dernier carré du simple messieurs à Wimbledon.
Cette performance lui permet d’intégrer le top 40 et de devenir numéro un britannique.

Une première finale ATP à Winston-Salem
Arthur Fery confirme que son résultat à Wimbledon n’était pas un succès isolé. Pendant la tournée nord-américaine, il atteint le troisième tour du Masters de Cincinnati, où il résiste au numéro huit mondial Alex de Minaur.
À la fin du mois d’août 2026, il se qualifie pour sa première finale ATP au tournoi de Winston-Salem. Il s’incline contre le Péruvien Ignacio Buse, 6-3, 6-2, mais gagne de nouveaux points importants.
Grâce à cette finale et à l’ensemble de ses résultats estivaux, il atteint la 33e place mondiale, son meilleur classement en carrière. Son premier US Open se termine ensuite au premier tour contre Lorenzo Musetti, qui s’impose 6-3, 6-3, 7-5.
Quel est le style de jeu d’Arthur Fery ?
Arthur Fery n’est pas l’un des joueurs les plus grands ni les plus puissants du circuit. Il compense cette différence par des qualités de déplacement, de lecture du jeu et de coordination particulièrement développées.
Ses principaux atouts sont :
- une excellente couverture du terrain ;
- une prise de balle précoce ;
- un retour de service efficace ;
- une grande vitesse de déplacement ;
- une bonne transition vers le filet ;
- une remarquable maîtrise émotionnelle dans les moments importants.
Son jeu s’adapte particulièrement bien au gazon. Son centre de gravité relativement bas l’aide à se déplacer rapidement et à gérer les rebonds irréguliers. À Wimbledon 2026, il a remporté cinq des six jeux décisifs disputés, preuve de son sang-froid sous pression.
Face aux meilleurs joueurs mondiaux, sa marge de progression concerne surtout la puissance du service et sa capacité à résister aux frappes lourdes et très liftées. Sa défaite contre Musetti à l’US Open a notamment montré les difficultés qu’il peut rencontrer lorsque la balle rebondit très haut au-dessus de sa zone de frappe.
Jusqu’où Arthur Fery peut-il aller ?
Son entrée dans le top 40 change considérablement son calendrier. Il peut désormais accéder directement aux tableaux principaux des plus grands tournois, sans dépendre systématiquement des qualifications ou des invitations.
Pour s’installer durablement parmi l’élite, il devra confirmer ses performances sur plusieurs surfaces et sur une saison complète. Son parcours universitaire tardif signifie toutefois qu’il possède encore une expérience relativement limitée du circuit ATP à temps plein.
Sa vitesse, son intelligence tactique et sa solidité mentale constituent une excellente base. S’il améliore son service et développe davantage de puissance sans perdre sa mobilité, une progression supplémentaire au classement apparaît réaliste.
Conclusion
Arthur Fery est passé en quelques mois du statut d’espoir britannique à celui de joueur du top 40 mondial. Né en France, élevé à Wimbledon et formé en partie à Stanford, il possède un parcours international original.
Sa demi-finale à Wimbledon 2026, sa première finale ATP à Winston-Salem et son accession au rang de numéro un britannique ont confirmé son changement de dimension. À 24 ans, il doit encore prouver sa régularité, mais son jeu complet, sa mobilité et son calme en font désormais l’un des joueurs britanniques les plus intéressants à suivre.

