Si vous recherchez Adèle Exarchopoulos film, le meilleur point de départ reste La Vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2, le long métrage d’Abdellatif Kechiche qui l’a révélée au grand public et lui a valu la Palme d’or à Cannes en 2013, partagée avec le réalisateur et Léa Seydoux. Depuis cette révélation, l’actrice française a construit une filmographie particulièrement variée, passant du drame au thriller, de la comédie au cinéma fantastique et à la science-fiction.
Mais réduire Adèle Exarchopoulos à un seul film serait largement insuffisant. Au fil des années, elle a choisi des projets très différents avec des cinéastes comme Justine Triet, Cédric Jimenez, Thomas Cailley, Jeanne Herry, Quentin Dupieux ou encore Gilles Lellouche.
En 2026, sa filmographie continue également de s’enrichir avec Garance et Mariage au goût d’orange, présentés au Festival de Cannes 2026.
Biographie
| Informations personnelles | Détails |
|---|---|
| Nom complet | Adèle Exarchopoulos |
| Date de naissance | 22 novembre 1993 |
| Lieu de naissance | Paris, France |
| Nationalité | Française |
| Profession | Actrice |
| Année de début | 2005 |
| Carrière & faits marquants | Détails |
|---|---|
| Film révélation | La Vie d’Adèle |
| Réalisateur marquant | Abdellatif Kechiche |
| Récompense majeure | César du meilleur espoir féminin |
| Autre César | Meilleure actrice dans un second rôle, 2024 |
| Genres explorés | Drame, thriller, comédie, fantastique, science-fiction |
| Films connus | Bac Nord, Sibyl, Rien à foutre, Le Règne animal, L’Amour ouf |
Qui est Adèle Exarchopoulos ?
Née à Paris en 1993, Adèle Exarchopoulos commence sa carrière très jeune avant d’obtenir son véritable tournant avec La Vie d’Adèle. Son interprétation d’Adèle lui apporte une reconnaissance internationale et un César du meilleur espoir féminin.
Son parcours est intéressant parce qu’elle ne s’est pas enfermée dans le succès de son premier grand rôle. Après Cannes, elle s’est tournée vers des productions françaises indépendantes, des films internationaux et des projets plus populaires.
Cette diversité est devenue l’une des caractéristiques de sa carrière.
Une actrice attirée par des personnages complexes
Dans ses films, Exarchopoulos interprète souvent des personnages confrontés à des choix difficiles, à des relations compliquées ou à des environnements instables.
On retrouve notamment :
- des personnages en quête d’identité ;
- des femmes confrontées à des situations sociales difficiles ;
- des héroïnes prises dans des histoires sentimentales complexes ;
- des personnages évoluant dans des univers fantastiques ou dystopiques ;
- des rôles plus légers dans la comédie.
Cette capacité à changer de registre explique en partie la longévité de sa carrière.
La Vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2 : le film qui a tout changé
Lorsqu’on évoque Adèle Exarchopoulos film, La Vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2 est incontournable.
Réalisé par Abdellatif Kechiche et sorti en 2013, le film raconte le parcours d’Adèle, une adolescente qui découvre progressivement l’amour, le désir et son identité à travers sa relation avec Emma, interprétée par Léa Seydoux.
Le film a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes en 2013. Cette récompense a constitué un événement majeur dans la carrière de la jeune actrice.
Mais le véritable impact du film dépasse son palmarès. La prestation d’Exarchopoulos attire l’attention de la critique internationale et transforme une jeune actrice française en figure importante du cinéma contemporain.
L’Académie des César confirme également cette reconnaissance en répertoriant le film dans sa filmographie, avec une nomination dans la catégorie Révélation.
Qui Vive : une première étape après Cannes
Après le succès de La Vie d’Adèle, Exarchopoulos choisit de continuer dans un cinéma davantage indépendant.
Dans Qui Vive, réalisé par Marianne Tardieu, elle incarne Jenny. Le film lui permet de poursuivre son exploration de personnages réalistes et de situations sociales contemporaines.
Ce choix est important pour comprendre sa carrière : plutôt que de rechercher immédiatement des productions internationales très commerciales, l’actrice continue à travailler dans des projets français aux univers différents.
Les Anarchistes : changer complètement d’époque
En 2015, Les Anarchistes, réalisé par Élie Wajeman, lui offre un autre registre.
Le film se déroule dans le Paris de la fin du XIXe siècle et mêle histoire, politique, relations humaines et drame.
Exarchopoulos y interprète Judith Lorillard. Ce rôle montre qu’elle peut également s’intégrer dans des récits historiques et porter un personnage appartenant à une époque très différente de la sienne.
The Last Face : une ouverture internationale
Avec The Last Face, Adèle Exarchopoulos entre dans une production internationale réalisée par Sean Penn.
Elle y partage notamment l’écran avec Javier Bardem et Charlize Theron. Le film a été présenté en compétition au Festival de Cannes en 2016.
Même si le film a reçu un accueil critique contrasté, cette expérience constitue une étape intéressante dans son parcours.
Elle démontre surtout que la carrière d’Exarchopoulos ne se limite pas au cinéma français.
Sibyl : un rôle psychologique particulièrement intéressant
En 2019, elle retrouve Cannes avec Sibyl, réalisé par Justine Triet.
Elle y interprète Margot, une jeune actrice dont la vie personnelle et professionnelle devient intimement liée à celle de Sibyl, interprétée par Virginie Efira.
Le film combine drame psychologique, humour noir, relations sentimentales et réflexion sur la création artistique.
Sibyl constitue donc un excellent exemple de la manière dont Exarchopoulos sélectionne des rôles capables de sortir des catégories classiques.
Le Festival de Cannes classe le film parmi les œuvres présentées en compétition en 2019.
Bac Nord : Adèle Exarchopoulos dans un thriller policier
Avec Bac Nord, l’actrice change encore de registre.
Réalisé par Cédric Jimenez, le film s’inspire d’une affaire impliquant une brigade anticriminalité à Marseille. Exarchopoulos interprète Nora, dans une histoire marquée par la violence, la pression professionnelle et les difficultés rencontrées par les policiers sur le terrain.
Le film a connu une importante visibilité auprès du public français et figure régulièrement parmi les œuvres marquantes de sa filmographie.
Son rôle contribue également à montrer son aisance dans des films à forte tension dramatique.
Rien à foutre : un portrait générationnel
Dans Rien à foutre, Exarchopoulos joue Cassandre, une jeune hôtesse de l’air qui semble vivre dans un état permanent de mouvement.
Le film s’intéresse à la solitude, au travail précaire, aux relations familiales et à une génération qui cherche parfois à éviter les responsabilités plutôt qu’à les affronter.
La performance de l’actrice est particulièrement intéressante parce qu’elle repose beaucoup sur les gestes, les silences et les émotions contenues.
Le film fait partie des œuvres retenues dans la filmographie éligible aux César.
Les Cinq Diables : explorer le fantastique
En 2022, Les Cinq Diables permet à Adèle Exarchopoulos d’explorer un univers beaucoup plus mystérieux.
Réalisé par Léa Mysius, le film mélange drame familial, fantastique et exploration de la mémoire.
Exarchopoulos y interprète Joanne, une mère dont le passé revient progressivement perturber le présent.
Le film illustre bien son goût pour des projets qui ne correspondent pas nécessairement aux formats traditionnels du cinéma français.
Je verrai toujours vos visages : une performance remarquée
En 2023, Je verrai toujours vos visages devient l’un des films importants de sa carrière récente.
Réalisé par Jeanne Herry, le film s’intéresse à la justice restaurative et aux rencontres encadrées entre victimes et auteurs d’infractions.
Exarchopoulos interprète Chloé, un personnage confronté à un passé particulièrement douloureux.
Sa prestation est reconnue par l’Académie des César : elle remporte le César 2024 de la meilleure actrice dans un second rôle pour ce film.
Ce succès confirme qu’elle est désormais considérée comme l’une des actrices majeures de sa génération.
Le Règne animal : quand Adèle Exarchopoulos entre dans la science-fiction
Le Règne animal constitue une nouvelle évolution dans son parcours.
Réalisé par Thomas Cailley, le film imagine un monde dans lequel certaines personnes commencent à subir des transformations les rapprochant progressivement du monde animal.
Exarchopoulos interprète Julia, une policière impliquée dans cette société en pleine transformation.
Présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard en 2023, le film a ensuite connu un important succès critique et institutionnel.
Ce projet démontre une nouvelle fois qu’elle peut s’adapter à un cinéma de genre sans perdre l’intensité émotionnelle qui caractérise son jeu.

L’Amour ouf : une nouvelle dimension populaire
En 2024, Adèle Exarchopoulos joue dans L’Amour ouf, réalisé par Gilles Lellouche.
Le film mélange romance, drame, action et énergie de cinéma populaire. L’histoire suit Jackie et Clotaire, deux personnages dont les chemins se croisent dans le nord de la France avant que leur relation soit mise à rude épreuve par les circonstances de la vie.
Le film a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2024.
Pour Exarchopoulos, ce projet représente une nouvelle occasion de toucher un public très large tout en restant dans un cinéma porté par les personnages.
Planète B : un autre univers dystopique
Planète B, réalisé par Aude Léa Rapin, explore une France futuriste dans laquelle le pouvoir politique et les technologies de contrôle prennent une place inquiétante.
Exarchopoulos interprète Julia Bombarth, une militante écologiste confrontée à un système particulièrement oppressant.
Le film confirme son intérêt pour les histoires qui abordent des questions sociales et politiques à travers des genres populaires comme le thriller et la science-fiction.
Chien 51 et L’Accident de piano
La filmographie récente de l’actrice continue de s’élargir avec des projets comme Chien 51 et L’Accident de piano, tous deux répertoriés par l’Académie des César dans sa filmographie.
Chien 51, réalisé par Cédric Jimenez, retrouve notamment l’actrice dans un univers futuriste et policier, tandis que L’Accident de piano l’associe à l’univers décalé de Quentin Dupieux.
Cette période confirme une tendance importante : Exarchopoulos accepte aussi bien les films dramatiques ambitieux que les œuvres plus absurdes ou expérimentales.
Les films d’Adèle Exarchopoulos à voir en priorité
Pour découvrir son parcours, voici une sélection particulièrement intéressante :
- La Vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2 — pour comprendre sa révélation internationale.
- Sibyl — pour découvrir son registre psychologique.
- Bac Nord — pour son travail dans le thriller policier.
- Rien à foutre — pour une performance intimiste et contemporaine.
- Les Cinq Diables — pour son approche du fantastique.
- Je verrai toujours vos visages — pour l’une de ses prestations dramatiques les plus fortes.
- Le Règne animal — pour découvrir son travail dans le cinéma de genre.
- L’Amour ouf — pour son côté plus populaire et romanesque.
- Planète B — pour son exploration de la dystopie.
- Chien 51 — pour suivre son évolution dans un univers futuriste.
Pourquoi Adèle Exarchopoulos est-elle devenue une actrice incontournable ?
La principale force d’Adèle Exarchopoulos réside dans sa capacité à passer d’un univers à l’autre.
Elle peut jouer dans un drame intimiste, puis apparaître dans un thriller policier, une comédie absurde ou un film de science-fiction. Cette polyvalence est particulièrement visible dans les années qui suivent La Vie d’Adèle. Sa filmographie comprend aujourd’hui plusieurs dizaines de films et continue de s’étendre.
Son jeu repose également beaucoup sur une forme de naturel. Même dans des situations extraordinaires, ses personnages conservent souvent une dimension humaine et crédible.
C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles elle fonctionne aussi bien dans les productions d’auteur que dans les films plus accessibles au grand public.
Les nouveaux films d’Adèle Exarchopoulos en 2026
L’année 2026 apporte encore de nouveaux projets.
Le Festival de Cannes référence Garance, présenté en compétition, ainsi que Mariage au goût d’orange, présenté à Cannes Première, avec Adèle Exarchopoulos au casting.
Ces projets montrent que l’actrice continue de travailler avec des réalisateurs français reconnus et de maintenir une présence régulière dans les grands rendez-vous du cinéma.
Pour les spectateurs qui suivent son évolution depuis La Vie d’Adèle, cette nouvelle période est particulièrement intéressante : elle arrive à une étape de carrière où son nom suffit désormais à attirer l’attention sur un nouveau projet.
Conclusion
La recherche Adèle Exarchopoulos film mène bien au-delà de La Vie d’Adèle. Certes, ce film reste le moment fondateur de sa carrière, avec une Palme d’or à Cannes et une reconnaissance qui l’a immédiatement placée sous les projecteurs. Mais la suite de son parcours prouve surtout qu’elle a réussi à construire une carrière indépendante de ce premier grand succès.
De Sibyl à Bac Nord, de Rien à foutre à Je verrai toujours vos visages, puis du Règne animal à L’Amour ouf et Planète B, ses choix révèlent une actrice attirée par la diversité et les personnages complexes.
En 2026, avec Garance et Mariage au goût d’orange, son parcours continue de s’écrire. Sa filmographie constitue ainsi un excellent reflet de l’évolution du cinéma français contemporain : ambitieuse, internationale, populaire, expérimentale et toujours centrée sur des personnages humains.

