Marion Ruggieri est une journaliste, animatrice de radio et écrivaine française, connue notamment pour son travail au magazine ELLE, son passage sur Europe 1 et ses ouvrages publiés chez Grasset. Son parcours littéraire associe roman, récit personnel et témoignages écrits avec d’autres femmes, parmi lesquelles Ginette Kolinka, survivante d’Auschwitz-Birkenau.
Fille d’Ève Ruggieri, elle possède une trajectoire professionnelle qui mérite d’être découverte pour elle-même. Pour comprendre son travail, il faut regarder ensemble ses activités dans les médias et ses livres : on y rencontre des histoires de famille, des expériences d’exil, l’amitié et la transmission de la mémoire.
Qui est Marion Ruggieri ?
Marion Ruggieri exerce plusieurs métiers liés à l’écriture et à la parole publique. Elle a travaillé dans la presse, participé à des émissions radiophoniques et télévisées, puis développé une bibliographie où alternent textes signés seule et ouvrages réalisés en collaboration.
Voici quelques repères pour situer son parcours :
| Repère | Information |
|---|---|
| Activités | Journaliste, animatrice de radio et écrivaine |
| Presse | Collaboration de longue date avec ELLE |
| Radio | Présentation d’Il n’y en a pas deux comme Elle sur Europe 1 |
| Télévision | Participation à C à vous |
| Premier roman | Pas ce soir, je dîne avec mon père, publié en 2008 |
| Collaboration littéraire | Retour à Birkenau et Une vie heureuse, avec Ginette Kolinka |
Marion Ruggieri et Ève Ruggieri quel est leur lien ?
Marion Ruggieri est la fille d’Ève Ruggieri, figure française de la radio et de la télévision associée à la transmission de la musique classique. Son père, François Ruggieri, est producteur et réalisateur.
Ce lien familial explique une partie de la curiosité suscitée par son nom. Il ne suffit cependant pas à décrire sa carrière : ses articles, ses émissions et ses publications constituent un travail distinct.
Pour le lecteur qui découvre les deux femmes, la différence est simple. Ève Ruggieri est particulièrement identifiée à la musique et à l’opéra. Marion Ruggieri a développé des activités journalistiques et littéraires dans lesquelles occupent une place importante les personnalités, les relations humaines et les récits de vie.
Son parcours dans la presse à la radio et à la télévision
Une relation durable avec le magazine ELLE
Sur sa page de présentation professionnelle, ELLE décrit Marion Ruggieri comme éditorialiste et grand reporter. Elle y indique avoir signé son premier article pour le magazine à 20 ans, après une première expérience dans un hebdomadaire satirique.
Des notices éditoriales rappellent également qu’elle a été responsable des pages culture du magazine. Il faut distinguer cette fonction mentionnée dans des biographies plus anciennes de la présentation utilisée aujourd’hui par sa rédaction.
Cette continuité à ELLE constitue un point central de sa biographie professionnelle. Elle permet de comprendre pourquoi son nom apparaît aussi bien au bas d’articles que sur des couvertures de livres : l’activité journalistique accompagne sa trajectoire d’autrice.
Une émission sur Europe 1
Sur Europe 1, Marion Ruggieri a présenté Il n’y en a pas deux comme Elle. La station décrit un programme consacré aux tendances, aux sujets de société et aux personnalités de l’actualité, abordés avec une équipe de chroniqueurs.
Les archives donnent une idée concrète de cette diversité. Une émission du 8 juillet 2016 s’interrogeait, par exemple, sur l’enthousiasme suscité par l’équipe de France de football. Le programme pouvait ainsi partir d’un événement populaire pour examiner une question collective.
Des interventions à la télévision
Marion Ruggieri a également participé à C à vous, sur France 5. Sa présence dans l’émission est notamment attestée par des comptes rendus de programmes diffusés en 2017.
Ces apparitions complètent son parcours sans résumer l’ensemble de son activité. Pour découvrir son travail au-delà d’un extrait télévisé, ses livres offrent une autre entrée, plus développée et plus personnelle.
Quels sont les livres de Marion Ruggieri ?
La bibliographie de Marion Ruggieri comprend plusieurs formes d’écriture. Certains ouvrages donnent à entendre la parole d’une autre personne ; d’autres explorent les liens familiaux ou une expérience intime.
Le journal de Yalda : l’exil raconté à hauteur de vie
Publié en 2005, Le journal de Yalda est signé avec Yalda Rahimi. Le récit suit une jeune Afghane qui, après une vie de réfugiée au Pakistan, vient étudier en France grâce à une bourse.
Le livre aborde le déracinement, l’éducation et la découverte d’une nouvelle société. Paris y apparaît à travers le regard de Yalda, avec ses interrogations et ses décalages, plutôt que comme une destination idéalisée.
Cette première collaboration permet déjà de repérer une dimension de la bibliographie de Marion Ruggieri : contribuer à transmettre une expérience individuelle qui éclaire des questions plus larges.
Pas ce soir, je dîne avec mon père les liens familiaux en roman
Son premier roman, Pas ce soir, je dîne avec mon père, paraît chez Grasset le 2 avril 2008. Il explore une relation père-fille marquée par la difficulté de grandir et par le refus paternel de vieillir.
La présentation de l’éditeur insiste sur le mélange d’humour, de tendresse et de cruauté qui accompagne cette confusion des générations. Le livre possède une dimension autobiographique, tout en étant présenté comme un roman. Cette distinction compte : une œuvre romanesque ne se lit pas comme une fiche biographique.
Il constitue une porte d’entrée pour les lecteurs intéressés par les relations familiales et les contradictions affectives.
Donne-moi la main pour traverser l’amitié face à la disparition
Paru le 4 avril 2018, Donne-moi la main pour traverser revient sur une dernière rencontre avec la romancière Emmanuèle Bernheim, alors hospitalisée et proche de la mort.
Ce récit bref, de 96 pages dans son édition originale, aborde les adieux, l’amitié et le moment où la perte des proches transforme le rapport au temps. La situation racontée est précise et intime : rendre une ultime visite, entrer dans une chambre, chercher comment être présente.
Le sujet intéressera notamment les lecteurs qui cherchent un récit personnel sur l’accompagnement et le deuil.

Son travail avec Ginette Kolinka
Retour à Birkenau transmettre un témoignage de la Shoah
Publié le 9 mai 2019, Retour à Birkenau est signé par Ginette Kolinka avec Marion Ruggieri. Il rapporte l’expérience de Ginette Kolinka, arrêtée en 1944 puis déportée à Auschwitz-Birkenau.
Le récit évoque la violence des camps, les conditions de survie et les souvenirs qui demeurent. Il s’agit d’un témoignage historique porté par une survivante, dont Marion Ruggieri accompagne la transmission écrite. Grasset
La distinction entre les deux rôles est essentielle : Ginette Kolinka témoigne de ce qu’elle a vécu ; Marion Ruggieri collabore à la mise en récit de cette parole.
Pour découvrir cette partie de son travail, l’intérêt du livre tient précisément à cette rencontre entre expérience vécue et écriture destinée aux lecteurs.
Une vie heureuse raconter aussi l’existence après les camps
La collaboration se poursuit avec Une vie heureuse, publié le 25 janvier 2023. Le livre prend pour point de départ l’appartement parisien de Ginette Kolinka et les souvenirs qui s’y trouvent.
Photographies, objets et traces de la vie familiale ouvrent sur différentes périodes de son existence. Le récit évoque les absents, mais aussi les proches, le travail, les enfants et la place de la transmission.
Les deux ouvrages se complètent ainsi par leur angle. Retour à Birkenau aborde directement l’expérience concentrationnaire ; Une vie heureuse élargit le regard à une existence que cette expérience a marquée sans l’épuiser.
Quel fil conducteur relie ses ouvrages ?
À partir de leurs sujets, on peut proposer une lecture commune de ces livres : la place des liens humains dans la manière de raconter une vie.
Le lien familial structure le premier roman. L’amitié donne son point de départ à Donne-moi la main pour traverser. Les ouvrages réalisés avec Yalda Rahimi et Ginette Kolinka reposent, eux, sur la transmission d’un parcours vécu.
Cette lecture ne signifie pas que tous les textes se ressemblent. Le roman, le récit intime et le témoignage historique obéissent à des attentes différentes. Elle aide plutôt à comprendre la diversité d’une bibliographie où l’on passe de l’histoire personnelle à l’histoire collective.
Par quel livre commencer ?
Le choix dépend surtout du sujet que vous souhaitez découvrir :
- Les relations père-fille et le roman : Pas ce soir, je dîne avec mon père.
- L’amitié et les adieux : Donne-moi la main pour traverser.
- L’exil et la découverte de la France : Le journal de Yalda.
- Le témoignage d’une survivante de la Shoah : Retour à Birkenau.
- La mémoire familiale et la vie après la déportation : Une vie heureuse.
Il n’est pas nécessaire de suivre l’ordre chronologique. Pour les deux livres réalisés avec Ginette Kolinka, commencer par Retour à Birkenau permet toutefois de découvrir d’abord le témoignage auquel Une vie heureuse apporte un prolongement.
Conclusion
Découvrir Marion Ruggieri, c’est suivre un parcours qui relie journalisme, entretiens et littérature. Ses livres permettent d’aborder des sujets très différents famille, exil, amitié, mémoire de la Shoah à travers des expériences individuelles. Pour comprendre cette trajectoire, le meilleur point de départ reste un ouvrage choisi selon ses propres centres d’intérêt, en distinguant toujours roman, récit personnel et témoignage.

